ABIDJAN, 11 mars 2026 — Ils avaient quitté la Côte d'Ivoire avec un seul objectif : atteindre l'Europe par la route algérienne. Ils sont rentrés les mains vides, après des mois de souffrance.
Ce mercredi, 127 ressortissants ivoiriens ont atterri à Abidjan, rapatriés dans le cadre d'un programme coordonné par la Direction Générale des Ivoiriens de l'Extérieur (DGIE) et l'Organisation Internationale pour les Migrations (OIM).
Parmi eux, 87 hommes, 18 femmes et 22 mineurs. Des enfants embarqués dans une aventure qui ne leur appartenait pas.
Une route de tous les dangers
Attirés par la proximité géographique de l'Algérie avec l'Europe, ces migrants avaient emprunté la route dite « de la Méditerranée centrale », l'une des plus meurtrières au monde. Sur place, ils ont fait face à des conditions de vie inhumaines : violences, arrestations arbitraires et absence totale de perspective.
Un phénomène qui ne faiblit pas
Ce rapatriement n'est pas un cas isolé. En quelques semaines, la Côte d'Ivoire a également rapatrié 150 ressortissants du Niger et 145 autres de Tunisie. Le profil est toujours le même : des jeunes, souvent sans ressources, qui misent tout sur une traversée qui tourne au calvaire.
Ce que disent les chiffres
Selon l'OIM, des milliers de migrants ivoiriens se trouvent encore bloqués sur les routes d'Afrique du Nord, dans l'attente d'un passage qui, pour la grande majorité, ne viendra jamais.