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Présidentielle 2027 : primaires et désignations, comment chaque camp choisit son candidat

Par Ibrahime StevePublié le •Politique•0 vues
Présidentielle 2027 en France
Présidentielle 2027 France
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Depuis l'automne 2025, les partis français tentent de régler la question de leur candidat pour l'élection présidentielle du 18 avril 2027. Certains ont tranché par le vote de leurs militants, d'autres ont renoncé à toute compétition interne. Tour d'horizon des méthodes et de leurs résultats.

Le PS et Place publique : une primaire remportée par Glucksmann

Le Parti socialiste et Place publique ont organisé une primaire commune, avec un vote en ligne du vendredi 9 au dimanche 11 octobre 2026. Le scrutin a été perturbé par une cyberattaque visant la plateforme de vote, mais les résultats ont été proclamés le dimanche soir.

Selon LCP, Raphaël Glucksmann l'a emporté dès le premier tour :

  • Raphaël Glucksmann : 66,17 % (79 613 voix) ;
  • Olivier Faure : 14,46 % ;
  • Ségolène Royal : 7,62 % ;
  • Emmanuel Maurel : 5,92 % ;
  • Jérôme Guedj : 5,83 %.

Le député européen, fondateur de Place publique, devient ainsi le candidat de la gauche sociale-démocrate, alors que le Premier secrétaire du PS, Olivier Faure, termine loin derrière.

La primaire « unitaire » de la gauche : abandonnée

Une autre primaire, plus large, avait été lancée le 15 novembre 2025 par Marine Tondelier (Les Écologistes), Olivier Faure, Lucie Castets, François Ruffin et Clémentine Autain. Elle devait se tenir le 11 octobre 2026. Mais La France insoumise et Place publique avaient refusé d'y participer, puis le PS a choisi sa propre primaire.

Le 21 septembre 2026, le Conseil fédéral des Écologistes a adopté à 69,44 % une motion qui enterre officiellement ce projet, selon Public Sénat. Du 10 au 13 décembre 2026, les adhérents écologistes choisiront entre une candidature de Marine Tondelier et le soutien à un candidat d'un autre parti de gauche.

La France insoumise : pas de primaire

Jean-Luc Mélenchon a officialisé sa candidature le 3 mai 2026, sans passer par une compétition interne, comme en 2017 et en 2022. LFI a refusé toutes les propositions de primaire de la gauche. Le leader insoumis mise sur sa troisième place de 2022 (21,95 % des voix) pour s'imposer comme le candidat naturel de son camp.

Le PCF : un vote des adhérents

Les militants communistes ont investi Fabien Roussel avec 72 % des voix. Le secrétaire national du PCF a confirmé sa candidature le 6 septembre 2026, selon LCP. Il avait obtenu 2,28 % en 2022.

Les Républicains : la désignation directe plutôt que la primaire

Chez LR, les quelque 76 000 adhérents ont été consultés sur la méthode de désignation. Avec 60,01 % de participation, ils ont choisi à 73,8 % de désigner directement Bruno Retailleau, président du parti, plutôt qu'une primaire ouverte (14 %) ou fermée (12,2 %), selon LCP. Il est officiellement candidat depuis le 19 avril 2026.

Cette méthode a laissé des traces. Laurent Wauquiez a voté blanc en dénonçant un « choix de dupes », avant de reconnaître en mai Bruno Retailleau comme « le candidat légitime ». David Lisnard, lui, a quitté le parti et maintient sa propre candidature.

Le bloc central : deux candidats, aucun arbitre

C'est le camp le plus incertain. Édouard Philippe (Horizons) est candidat depuis septembre 2024, Gabriel Attal (Renaissance) depuis le 22 mai 2026. Aucune primaire ni aucun mécanisme de départage n'a été acté entre les deux anciens Premiers ministres, qui revendiquent chacun l'héritage de la majorité présidentielle. Michel Barnier a de son côté plaidé pour une coalition entre la droite et le centre.

Les sondages montrent le coût de cette division : selon l'enquête Ifop-Fiducial du 12 au 14 octobre 2026, relayée par le JDD, Édouard Philippe obtient 18 % lorsqu'il est seul candidat du centre, mais 14 % face à Gabriel Attal (6 %).

Le Rassemblement national : Le Pen candidate, Bardella en soutien

Au RN, la question n'était pas celle d'une primaire, mais celle de l'éligibilité de Marine Le Pen. Après la réduction de sa peine d'inéligibilité par la cour d'appel de Paris, le 7 juillet 2026, la triple candidate s'est déclarée le soir même. Jordan Bardella, président du parti, qui aurait été le candidat en cas d'empêchement, fait campagne à ses côtés.

Ce qui reste à trancher

Trois échéances vont encore redessiner l'offre électorale :

  • décembre 2026 : le choix des écologistes entre une candidature autonome et le ralliement ;
  • les prochains mois : une éventuelle entente au centre entre Édouard Philippe et Gabriel Attal ;
  • 12 mars 2027 : la date limite des 500 parrainages, qui fera le tri parmi les candidatures.
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