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Sondages présidentielle 2027 : Marine Le Pen en tête, la bataille pour la deuxième place

Par Ibrahime StevePublié le •Politique•0 vues
Présidentielle 2027 en France
Marine le Pen
4 min de lecture

Six mois avant le premier tour du 18 avril 2027, quatre instituts ont publié des intentions de vote en octobre 2026 : Ifop-Fiducial, OpinionWay, Toluna-Harris Interactive et Odoxa. Tous dessinent le même rapport de force, avec une candidate du Rassemblement national largement en tête et une lutte serrée derrière elle.

Premier tour : Le Pen loin devant

Dans l'enquête Ifop-Fiducial pour LCI et Sud Radio, réalisée du 12 au 14 octobre 2026 auprès de 1 390 inscrits, première mesure après la primaire socialiste, l'hypothèse avec Édouard Philippe et Gabriel Attal donne, selon le JDD :

  • Marine Le Pen : 34 % ;
  • Jean-Luc Mélenchon : 16 % ;
  • Édouard Philippe : 14 % ;
  • Raphaël Glucksmann : 14 % ;
  • Bruno Retailleau : 6,5 % ;
  • Gabriel Attal : 6 %.

L'enquête OpinionWay, réalisée les 13 et 14 octobre auprès de 978 inscrits et relayée par Europe 1, confirme cette hiérarchie : Marine Le Pen 35 %, Jean-Luc Mélenchon 15 %, Raphaël Glucksmann 13 %, Édouard Philippe 12 %, Bruno Retailleau 6 %, Gabriel Attal et Éric Zemmour 5 % chacun, David Lisnard 4 %.

Odoxa et Harris : un Mélenchon plus haut

Deux autres enquêtes, réalisées avant la victoire de Raphaël Glucksmann à la primaire du 11 octobre, donnent un léger avantage à Jean-Luc Mélenchon pour la deuxième place.

Pour Odoxa-Backbone (presse régionale, Public Sénat et L'Obs), qui a interrogé plus de 12 000 personnes du 24 septembre au 7 octobre, l'hypothèse avec Édouard Philippe donne, selon le document de l'institut :

  • Marine Le Pen : 37 % ;
  • Jean-Luc Mélenchon : 18 % ;
  • Édouard Philippe : 17 % ;
  • Raphaël Glucksmann : 9,5 % ;
  • Bruno Retailleau : 6,5 % ;
  • Éric Zemmour : 4,5 %.

L'enquête Toluna-Harris Interactive pour M6 et RTL, réalisée du 5 au 8 octobre auprès de 2 004 inscrits, place Marine Le Pen entre 35 % et 37 % selon les hypothèses et Jean-Luc Mélenchon entre 18 % et 19 %, d'après la publication de l'institut.

Le bloc central pénalisé par sa division

Les sondages mesurent l'effet de la double candidature Philippe-Attal. Chez Ifop-Fiducial, Édouard Philippe obtient 18 % lorsqu'il est le seul candidat du bloc central, mais 14 % face à Gabriel Attal. Chez Odoxa, Gabriel Attal seul atteint 11 %, contre 17 % pour Édouard Philippe seul.

La tendance est aussi défavorable à l'ancien Premier ministre : il perd trois points en un mois chez OpinionWay et chez Ifop-Fiducial dans l'hypothèse où il est seul.

L'effet primaire pour Glucksmann

Le vainqueur de la primaire du PS et de Place publique progresse dans les deux enquêtes réalisées après sa désignation : +3 points chez Ifop-Fiducial (14 %) et +4 points chez OpinionWay (13 %). Dans l'hypothèse sans Édouard Philippe, OpinionWay le crédite même de 16 %, au-dessus de Jean-Luc Mélenchon (15 %).

Second tour : Le Pen gagnante dans tous les scénarios

| Duel testé | Institut (terrain) | Résultat | |---|---|---| | Le Pen - Mélenchon | OpinionWay (13-14 oct.) | 68 % - 32 % | | Le Pen - Glucksmann | OpinionWay (13-14 oct.) | 56 % - 44 % | | Le Pen - Philippe | OpinionWay (13-14 oct.) | 56 % - 44 % | | Le Pen - Philippe | Toluna-Harris (5-8 oct.) | 56 % - 44 % | | Le Pen - Philippe | Odoxa (24 sept.-7 oct.) | 53 % - 47 % | | Le Pen - Mélenchon | Odoxa (24 sept.-7 oct.) | 68 % - 32 % |

Au printemps 2026, certains instituts donnaient encore Édouard Philippe vainqueur de Jordan Bardella au second tour, comme Elabe en mars (51,5 % contre 48,5 %). L'écart s'est depuis creusé en faveur du RN.

Des chiffres à manier avec prudence

Ces enquêtes ne sont pas des prédictions. Pour un échantillon d'environ 1 000 personnes, la marge d'erreur atteint deux à trois points autour d'un score de 35 %. Odoxa, avec plus de 12 000 répondants, l'estime entre 0,6 et 1,2 point. Toluna-Harris rappelle que les intentions de second tour sont moins fiables à ce stade et que 27 % à 32 % des sondés envisagent l'abstention, le vote blanc ou nul.

Surtout, l'offre électorale n'est pas figée. Les écologistes ne choisiront leur stratégie qu'en décembre, le bloc central n'a pas tranché entre ses deux candidats, et les candidatures ne seront validées qu'en mars 2027.

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