Ce qu'Amnesty dénonce
Dans un rapport publié le 9 mars, l'ONG affirme que des dizaines de personnes sont toujours incarcérées, dont trois femmes enceintes, arrêtées alors qu'elles ne participaient pas aux manifestations. Certaines auraient été condamnées lors de procès « inéquitables », sans accès à un avocat. L'une des femmes enceintes, arrêtée devant chez elle alors qu'elle regardait des manifestants fuir, est détenue depuis cinq mois et enceinte de sept mois.
La réponse du gouvernement
Le directeur général des Droits de l'homme a fermement réfuté ces accusations. Selon lui, toutes les personnes poursuivies ont été régulièrement jugées et condamnées conformément au droit ivoirien. Il souligne que certaines ont même interjeté appel de leurs condamnations, preuve selon lui de la régularité des procédures. Sur les femmes enceintes, il assure qu'elles sont placées dans un environnement « favorable au bon déroulement de leur grossesse ».
Ce que dit la défense
L'avocat Sylvain Tapi dément catégoriquement : « Elles se trouvent dans un environnement qui n'est pas propice au bon déroulement d'une grossesse. Elles sont très affectées moralement et physiquement. »
Amnesty International exige leur libération immédiate et appelle à une révision des condamnations prononcées dans des conditions jugées irrégulières.
Sources : Amnesty International, AIP, Africa News, Diaspora Pulse