Un blocus chirurgical
La tactique du JNIM est simple mais redoutable : attaquer les convois de camions-citernes sur les axes routiers stratégiques menant à Bamako. Le 14 septembre 2025, une seule embuscade a suffi à détruire 50 camions-citernes en une journée, malgré la présence d'une escorte militaire. Depuis, les convois ne circulent plus qu'accompagnés de paramilitaires de l'Africa Corps sous surveillance aérienne.
Une capitale à l'arrêt
Le peu de diesel disponible est désormais prioritairement réservé à la compagnie nationale d'électricité pour alimenter les groupes électrogènes. Résultat : les conducteurs, commerçants et artisans font la queue des heures pour remplir un bidon, tandis que certains quartiers de Bamako ne bénéficient que de 3 à 6 heures d'électricité par jour.
La junte en difficulté
Arrivée au pouvoir en 2021 en promettant sécurité et souveraineté, la junte du colonel Goïta peine aujourd'hui à sécuriser les routes de son propre pays. Malgré la présence des forces de l'Africa Corps et l'expulsion de la MINUSMA et des troupes françaises, le JNIM contrôle toujours de larges pans du territoire et dicte ses conditions à l'entrée de la capitale.