WASHINGTON, mars 2026 — Quelques semaines avant le début des frappes américano-israéliennes contre l'Iran, le renseignement américain avait rendu son verdict : une intervention militaire massive avait peu de chances de renverser le régime des mollahs. Les dirigeants ont quand même donné l'ordre d'attaquer.
Un rapport classifié ignoré
Le document, produit par le National Intelligence Council (NIC) en février 2026, concluait qu'une attaque à grande échelle ne conduirait pas à l'effondrement de la République islamique. Trois raisons majeures étaient avancées : l'opposition intérieure reste trop fragmentée pour constituer une alternative crédible, les Gardiens de la Révolution contrôlent l'armée et une large part de l'économie, et des mécanismes de succession solides existent en cas de mort du guide suprême.
La réalité a donné raison aux analystes
Ali Khamenei a péri dans les bombardements du 28 février 2026. Une semaine plus tard, l'Assemblée des experts désignait son fils Mojtaba Khamenei — 56 ans, décrit comme encore plus intransigeant que son père — comme nouveau guide suprême. La succession s'est faite sans chaos, sans rupture de pouvoir.
Un régime ébranlé, mais debout
Malgré des frappes sans précédent sur ses infrastructures militaires et nucléaires, le régime iranien reste en place. Le nouveau guide suprême a d'ores et déjà promis la vengeance, pendant que les Gardiens de la Révolution poursuivent leurs opérations dans le Golfe. Washington a obtenu une victoire militaire sur le terrain. La victoire politique, elle, n'est pas au rendez-vous.