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Burkina, Mali, Niger : Ils Ont Quitté La CEDEAO Par La Grande Porte, Ils Reviennent Par La Fenêtre Du GIABA

Publié le 15 décembre 2025Politique0 vues
Burkina, Mali, Niger : Ils Ont Quitté La CEDEAO Par La Grande Porte, Ils Reviennent Par La Fenêtre Du GIABA

Ils ont claqué la porte de la CEDEAO en mars 2024. Insulté ses dirigeants. Brûlé ses drapeaux. Créé leur propre alliance souverainiste (l'AES). Proclamé l'indépendance totale vis-à-vis des institutions "néocoloniales" de l'Afrique de l'Ouest.

Et aujourd'hui, neuf mois plus tard, le Burkina Faso, le Mali et le Niger supplient pour rester dans le GIABA.

Le GIABA ? Groupe Intergouvernemental d'Action contre le Blanchiment d'Argent en Afrique de l'Ouest. Une institution technique de la CEDEAO. Basée à Dakar. Spécialisée dans la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme.

Autrement dit : ils ont quitté le salon mais refusent de quitter la cuisine.

Parce que sans le tampon du GIABA, leurs économies s'effondrent.

Pas de transferts bancaires internationaux. Pas d'investissements étrangers. Pas de commerce avec le reste du monde. Juste l'isolation financière totale. La mort économique lente.

La CEDEAO vient d'accepter leur demande. Statut spécial : "membres non-CEDEAO du GIABA".

Traduction : Vous pouvez rester dans la machine à sous, mais vous n'avez plus de siège autour de la table politique.

C'est le pragmatisme qui gifle l'idéologie.

C'est la souveraineté qui se prosterne devant la réalité bancaire.

C'est l'AES qui découvre que l'indépendance, ça ne se proclame pas. Ça se finance.

Et quand tu as besoin du système que tu insultes pour survivre, tu n'es pas souverain. Tu es dépendant.

Bienvenue dans le grand théâtre des contradictions sahéliennes. Où les révolutionnaires clament la rupture le matin et négocient leur retour l'après-midi.

Parce qu'au final, une banque bloquée vaut plus qu'un discours enflammé.

Le GIABA : L'Institution Dont Personne Ne Parle Mais Dont Tout Le Monde A Besoin

Commençons par le début. Parce que le GIABA, personne ne connaît. Personne n'en parle. C'est pas sexy. C'est technique. C'est bureaucratique.

Et pourtant, c'est l'une des institutions les plus puissantes d'Afrique de l'Ouest.

Qu'est-ce Que Le GIABA ?

Créé en 2000. Institution spécialisée de la CEDEAO. Basée à Dakar, Sénégal.

Mission : Lutter contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme dans les 15 pays de la CEDEAO.

Concrètement :

  • Évaluer les systèmes financiers des États membres
  • Vérifier qu'ils respectent les normes internationales anti-blanchiment (fixées par le GAFI - Groupe d'Action Financière, basé à Paris)
  • Former les magistrats, les policiers, les banquiers
  • Coordonner les enquêtes transfrontalières sur les flux financiers suspects

Pourquoi c'est vital ?

Parce que le GAFI (l'instance mondiale) ne va pas évaluer chaque pays africain individuellement. Il délègue au GIABA.

Si le GIABA dit "ce pays respecte les normes", le GAFI valide.

Si le GIABA dit "ce pays ne respecte pas les normes", le GAFI le met sur sa liste noire.

Que Se Passe-t-il Quand Tu Es Sur La Liste Noire Du GAFI ?

C'est l'apocalypse financière.

Les banques internationales refusent de faire des transactions avec tes banques nationales. Pourquoi ? Parce qu'elles risquent des amendes colossales si elles traitent avec un pays "à haut risque de blanchiment".

Résultat :

  • Plus de transferts Swift (le système bancaire international)
  • Plus de paiements internationaux
  • Plus d'investissements étrangers (qui veut investir dans un pays où tu ne peux pas rapatrier tes profits ?)
  • Plus de commerce international (comment payer tes importations si les banques refusent les virements ?)

Exemple concret : Le Mali était déjà sur liste grise du GAFI entre 2021 et 2023. Impact immédiat : baisse de 40% des investissements étrangers. Difficulté à payer les importations de carburant. Crise de liquidité bancaire.

Le Mali a supplié le GIABA de l'aider à sortir de la liste.

Le GIABA = Le Gardien Des Flux Financiers

En clair : sans le GIABA, tu ne peux pas commercer normalement avec le monde.

Ce n'est pas une institution politique. C'est une infrastructure technique.

Comme le système électrique. Comme les ports. Comme les routes.

Tu peux haïr la CEDEAO. Mais tu ne peux pas te passer de son système anti-blanchiment.

Parce que le reste du monde s'en fout de ta souveraineté proclamée. Ils veulent juste savoir si ton argent est propre.

Mars 2024 : L'AES Quitte La CEDEAO En Claquant La Porte

Flashback. Il y a neuf mois.

GIBIA cedeao.jpg


La Sortie Fracassante

Le 28 janvier 2024, le Burkina Faso, le Mali et le Niger annoncent leur retrait immédiat de la CEDEAO.

Les griefs :

  • La CEDEAO est "sous influence néocoloniale française"
  • Elle impose des sanctions "illégales" après les coups d'État
  • Elle menace d'intervention militaire au Niger (juillet 2023)
  • Elle ne fait rien contre le terrorisme djihadiste

La rhétorique :

Ibrahim Traoré (Burkina) : "Nous ne serons plus les esclaves de personne."

Assimi Goïta (Mali) : "L'heure de la souveraineté a sonné."

Abdourahamane Tiani (Niger) : "Nous construisons notre destin sans tutelle."

L'annonce officielle :

"Nos pays ont décidé de se retirer de la CEDEAO avec effet immédiat. Nous créons l'Alliance des États du Sahel (AES) pour défendre nos intérêts communs."

Les foules célèbrent à Ouaga, Bamako, Niamey. Drapeaux russes brandis. Drapeaux français brûlés. Liesse populaire.

Le message : on ne veut plus rien à voir avec vous.

La Création De L'AES

L'Alliance des États du Sahel devient l'alternative à la CEDEAO.

Piliers :

  • Défense commune (contre le terrorisme djihadiste)
  • Coopération économique (nouvelle monnaie envisagée)
  • Solidarité politique (soutien mutuel en cas de coup d'État)
  • Partenariats avec la Russie (Wagner/Africa Corps)

La vision :

Une Afrique de l'Ouest "décolonisée". Libérée de la tutelle française. Maîtresse de son destin.

Le ton :

Radical. Souverainiste. Anti-impérialiste. Tiers-mondiste.

L'ambition :

Montrer qu'on peut construire une alternative crédible à la CEDEAO. Que l'intégration régionale n'a pas besoin d'Abidjan, de Lagos ou de Dakar.

Que les juntes militaires peuvent réussir là où les "démocraties fantoches" ont échoué.

Décembre 2024 : Le Retour Discret Par La Fenêtre Du GIABA

Et puis, silence radio.

Pendant neuf mois, l'AES fait son chemin. Lance des initiatives. Organise des sommets. Parle de souveraineté.

Mais dans les coulisses, la panique monte.

Le Problème Qui Ne Dit Pas Son Nom

Sans le GIABA, le Burkina, le Mali et le Niger risquent la liste noire du GAFI.

Pourquoi ?

Parce qu'en quittant la CEDEAO, ils quittent automatiquement ses institutions. Y compris le GIABA.

Et sans le GIABA pour superviser leurs systèmes anti-blanchiment, le GAFI considère qu'ils n'ont plus de mécanisme de contrôle.

Résultat prévisible : Liste grise d'abord (surveillance renforcée), puis liste noire (isolation financière totale).

Les Négociations Secrètes

À partir d'août 2024, des émissaires des trois pays contactent discrètement le GIABA.

Le message :

"On a quitté la CEDEAO politiquement. Mais on veut rester dans le GIABA techniquement."

La demande :

Créer un statut spécial : "membres non-CEDEAO du GIABA".

L'argument :

"Le GIABA est une institution technique, pas politique. Notre retrait de la CEDEAO ne devrait pas affecter notre coopération anti-blanchiment."

La réalité non dite :

"Sans vous, nos économies s'effondrent. S'il vous plaît, acceptez."

L'Acceptation (Avec Conditions)

Décembre 2024. La Conférence des Chefs d'État et de Gouvernement de la CEDEAO se réunit.

Décision :

"La Conférence accorde au Burkina Faso, au Mali et au Niger le statut de membres non-CEDEAO du GIABA, sur la base de leur fort engagement politique à mettre pleinement en œuvre l'ensemble des obligations requises des membres du GIABA."

Traduction :

"Vous pouvez rester. Mais vous payez les cotisations. Vous respectez toutes les règles. Vous acceptez toutes les évaluations. Et vous fermez vos gueules sur la souveraineté quand il s'agit de banques."

Pas de siège dans les instances décisionnelles de la CEDEAO.

Pas de vote sur les politiques régionales.

Juste le droit de continuer à exister financièrement.

La Communication Publique (Quasi Inexistante)

Aucun communiqué triomphal de Traoré, Goïta ou Tiani.

Aucun drapeau brandi. Aucune liesse populaire.

Parce que c'est gênant.

Comment expliquer à tes militants qui ont brûlé les drapeaux CEDEAO en mars que tu supplies de rester dans une institution CEDEAO en décembre ?

Alors on fait profil bas. On signe discrètement. On ne communique pas.

Et on espère que personne ne relève la contradiction.

Ce Que Ça Révèle Sur La "Souveraineté" De L'AES

Cette histoire du GIABA, c'est une leçon de géopolitique réelle.

Leçon 1 : La Souveraineté A Un Prix (Que Personne Ne Peut Payer)

L'indépendance totale n'existe pas. Même les États-Unis dépendent du pétrole saoudien. Même la Chine dépend des marchés occidentaux.

Le Burkina, le Mali et le Niger pensaient pouvoir claquer la porte de la CEDEAO et survivre seuls.

Ils découvrent que la finance internationale s'en fout de ta fierté nationale.

Tu respectes les normes anti-blanchiment ou tu meurs économiquement. Point final.

Traoré peut insulter la France autant qu'il veut. Ça ne change rien au fait que les banques burkinabè ont besoin du système Swift pour fonctionner.

Et le système Swift exige le tampon du GIABA.

Leçon 2 : Les Institutions Techniques > Les Discours Politiques

La CEDEAO est faible politiquement. Elle n'a pas pu empêcher les coups d'État. Elle n'a pas pu imposer ses sanctions. Elle n'a pas pu arrêter l'AES.

Mais elle reste puissante techniquement.

Parce qu'elle gère :

  • Le GIABA (lutte anti-blanchiment)
  • L'EBID (Banque d'investissement)
  • La BIDC (Banque de développement)
  • Le système de paiement interbancaire ouest-africain

Tu peux quitter le club politique. Mais tu ne peux pas quitter l'infrastructure technique.

Sinon, tu te retrouves avec des banques qui ne peuvent plus commercer, des entreprises qui ne peuvent plus importer, et une économie qui s'effondre.

Leçon 3 : La Révolution Se Heurte À La Comptabilité

Les révolutionnaires de l'AES avaient une vision : rompre avec le néocolonialisme, construire une alternative souveraine, prouver que l'Afrique peut s'émanciper.

Belle vision. Inspirante même.

Problème : les banques ne fonctionnent pas à l'inspiration.

Elles fonctionnent à la conformité réglementaire. Aux audits. Aux certifications. Aux normes internationales.

Et ces normes, ce n'est pas la France qui les impose. C'est le GAFI (groupe de 39 pays).

Même la Russie et la Chine respectent les normes GAFI. Parce que sinon, leurs banques sont coupées du système international.

Alors le Burkina, le Mali et le Niger peuvent crier à l'injustice, à l'impérialisme, au complot.

Mais au bout du compte, ils signent les mêmes papiers que tout le monde.

Parce que la révolution ne paie pas les salaires des fonctionnaires.

Leçon 4 : Le Statut "Non-CEDEAO" Est Une Humiliation Déguisée

En apparence, l'AES a obtenu ce qu'elle voulait : rester dans le GIABA sans être dans la CEDEAO.

En réalité, c'est une défaite politique.

Parce que le "statut de membre non-CEDEAO" signifie :

✅ Vous payez les cotisations (comme avant) ✅ Vous respectez toutes les obligations (comme avant) ✅ Vous acceptez les évaluations (comme avant)

❌ Vous n'avez plus de siège décisionnel ❌ Vous ne votez plus sur les politiques ❌ Vous subissez les règles sans les influencer

C'est la définition même de la perte de souveraineté.

Vous êtes passés de membres à plein titre à membres de seconde zone.

Vous aviez un siège à table. Maintenant vous mangez les restes debout dans un coin.

Et vous avez supplié pour ça.

Les Implications Concrètes Pour Les Économies De L'AES

Parce que tout ça, c'est pas juste de la politique. Ça a des conséquences directes sur la vie des gens.

Pour Le Burkina Faso

Le secteur minier (or, manganèse) représente 70% des exportations.

Sans le tampon GIABA, les acheteurs internationaux (Suisse, Émirats, Inde) refusent d'acheter l'or burkinabè. Parce qu'ils ne peuvent pas vérifier qu'il n'est pas "blanchi" via des circuits terroristes.

Résultat : Les mines ferment. Les mineurs perdent leur emploi. Le budget de l'État s'effondre.

Avec le GIABA : L'or burkinabè est certifié "propre". Les acheteurs acceptent. Le commerce continue.

Pour Le Mali

Le coton malien (3e producteur africain) dépend des exportations vers l'Asie.

Les usines textiles chinoises et indiennes exigent des paiements bancaires sécurisés. Si les banques maliennes sont blacklistées, impossible de payer.

Résultat : Les producteurs de coton ne peuvent plus vendre. Ils abandonnent leurs champs. La pauvreté rurale explose.

Avec le GIABA : Les transactions bancaires fonctionnent. Le coton malien atteint ses marchés.

Pour Le Niger

Le Niger exporte de l'uranium, du pétrole (nouveau gisement depuis 2024), et du bétail.

Les contrats pétroliers avec la Chine exigent des garanties bancaires internationales. Sans système anti-blanchiment certifié, aucune banque ne garantit rien.

Résultat : Les revenus pétroliers (estimés à 2 milliards $ par an) restent bloqués. Le Niger reste pauvre malgré son pétrole.

Avec le GIABA : Les contrats sont exécutés. L'argent circule. L'État peut investir.

La Réalité Brutale

Sans le GIABA, l'AES n'est pas souveraine. Elle est asphyxiée.

Les discours anti-impérialistes ne paient pas les importations de riz. Les drapeaux russes ne financent pas les hôpitaux. La fierté nationale ne remplit pas les caisses de l'État.

Ce qui remplit les caisses, c'est le commerce international.

Et le commerce international exige la conformité aux normes GAFI.

Et la conformité aux normes GAFI passe par le GIABA.

CQFD.

Ce Que La CEDEAO Gagne (Et Perd) Dans L'Affaire

Parce que c'est pas unilatéral. La CEDEAO a aussi fait un calcul.

Ce Que La CEDEAO Gagne

1. Elle démontre son indispensabilité

L'AES voulait prouver qu'on pouvait se passer de la CEDEAO. Elle vient de prouver le contraire.

Neuf mois après leur sortie fracassante, le Burkina, le Mali et le Niger sont revenus supplier pour rester dans une institution CEDEAO.

Message aux autres États membres tentés par l'aventure souverainiste : Réfléchissez bien avant de claquer la porte. Vous reviendrez en rampant.

2. Elle maintient son influence technique

La CEDEAO a perdu son influence politique sur l'AES. Mais elle garde son influence technique via le GIABA.

Ce qui compte dans la durée.

Parce que les régimes politiques changent (coup d'État, élections, révolutions). Mais les infrastructures financières restent.

Traoré, Goïta et Tiani partiront un jour. Leurs successeurs devront toujours gérer les banques, les transferts, les normes anti-blanchiment.

Et ils devront toujours passer par le GIABA.

3. Elle humilie les juntes sans les exclure totalement

En créant le statut "membre non-CEDEAO", la CEDEAO envoie un message clair :

"Vous pouvez partir. Mais vous ne pouvez pas nous échapper. Vous restez dépendants de nos institutions. Et vous le savez."

C'est une gifle symbolique.

Les juntes qui se proclamaient souveraines sont obligées d'accepter un statut de seconde zone.

Elles ont perdu leur siège à table. Mais elles doivent quand même payer l'addition.

Ce Que La CEDEAO Perd

1. Le précédent dangereux

En acceptant le statut "membre non-CEDEAO", la CEDEAO ouvre une boîte de Pandore.

Demain, d'autres pays peuvent dire : "On veut quitter politiquement mais rester techniquement dans certaines institutions."

La CEDEAO devient à la carte. Tu choisis ce qui t'arrange. Tu ignores ce qui te gêne.

Ce n'est plus une organisation d'intégration régionale. C'est un buffet où chacun se sert.

2. La crédibilité politique érodée

La CEDEAO avait sanctionné le Burkina, le Mali et le Niger après leurs coups d'État.

Sanctions économiques. Gel des avoirs. Embargo.

Et maintenant, elle leur ouvre les bras via le GIABA ?

Ça envoie un message contradictoire : "On vous sanctionne, mais pas vraiment. On vous exclut, mais pas totalement."

Les sanctions perdent leur crédibilité. Et sans crédibilité, la CEDEAO n'a plus de levier pour imposer quoi que ce soit.

3. La fragmentation assumée

En créant des statuts différenciés (membres, observateurs, membres non-CEDEAO), la CEDEAO acte la fragmentation de l'Afrique de l'Ouest.

Il n'y a plus "une" CEDEAO.

Il y a la CEDEAO politique (12 pays). Et la CEDEAO technique (15 pays).

C'est le début de la balkanisation institutionnelle.

CE QU'ON RETIENT

  1. Le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont obtenu le statut de "membres non-CEDEAO du GIABA"
  2. Ils ont quitté la CEDEAO en mars 2024 en claquant la porte, mais reviennent via le GIABA neuf mois plus tard
  3. Le GIABA = institution technique anti-blanchiment essentielle pour éviter la liste noire du GAFI
  4. Sans le GIABA, c'est la mort économique : plus de transferts bancaires, plus de commerce international, plus d'investissements
  5. Le statut "non-CEDEAO" = humiliation déguisée : ils paient, ils obéissent, mais n'ont plus de pouvoir décisionnel
  6. La souveraineté proclamée se heurte à la réalité bancaire : les révolutions ne paient pas les importations de riz
  7. La CEDEAO démontre son indispensabilité technique malgré sa faiblesse politique
  8. Précédent dangereux : la CEDEAO devient à la carte (on choisit ce qui arrange, on ignore le reste)
  9. Pour le Burkina/Mali/Niger : sans GIABA, impossible d'exporter l'or, le coton, l'uranium, le pétrole
  10. Le pragmatisme gifle l'idéologie : on peut brûler les drapeaux le matin, mais il faut payer les salaires l'après-midi

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