Les délégations de 48 pays africains étaient attendues, dont 22 conduites par des chefs d'État ou de gouvernement, selon Africanews. Le quotidien russe Izvestia fait état de 21 dirigeants présents lors de la conférence de presse finale de Vladimir Poutine.
Le sommet, organisé les 28 et 29 octobre, était coprésidé par Vladimir Poutine et par le président burundais Évariste Ndayishimiye, président en exercice de l'Union africaine, selon Journal du Faso. Splash Media avait présenté les enjeux de la rencontre avant son ouverture.
Les annonces de Moscou
Vladimir Poutine a jugé « irréversible » l'émergence d'un monde multipolaire, selon Africanews. Le Kremlin a présenté les pays africains comme des « alliés naturels ».
Parmi les engagements annoncés :
- l'adoption d'une Déclaration de Moscou et d'un plan d'action jusqu'en 2029 ;
- 33 documents de coopération, surtout économique, à signer selon le Kremlin ;
- l'extension jusqu'en 2029 de l'aide russe contre les maladies infectieuses ;
- davantage de bourses pour les étudiants africains et un projet de production locale de médicaments et vaccins russes ;
- l'ouverture prévue d'une 49e ambassade russe en Afrique, au Liberia.
Selon Graphic Online, Vladimir Poutine a indiqué que la Russie avait exporté plus de 13 millions de tonnes de produits agricoles vers l'Afrique entre janvier et septembre 2026. D'après Izvestia, 85 % des règlements commerciaux russo-africains se font désormais en monnaies nationales. Ces chiffres sont des données russes, non vérifiées de façon indépendante.
Qui représentait l'Afrique de l'Ouest
Plusieurs délégations ouest-africaines ont été signalées par la presse :
- Mali : le président de la Transition, le général Assimi Goïta, arrivé à Moscou le 26 octobre selon Guinée360. Il figurait parmi la vingtaine de dirigeants attendus en tête-à-tête avec Vladimir Poutine, selon Africanews.
- Burkina Faso : le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, qui représentait le capitaine Ibrahim Traoré.
- Ghana : le président John Dramani Mahama, présent à la cérémonie d'ouverture, selon Graphic Online.
- Togo : le président du Conseil, Faure Gnassingbé, annoncé parmi les participants par Journal du Faso. Lomé a signé à Moscou un mémorandum sur le nucléaire civil avec Rosatom.
- Côte d'Ivoire : la ministre des Affaires étrangères, Nialé Kaba, arrivée à Moscou le 28 octobre, selon Abidjan.net.
La CEDEAO figurait parmi les organisations invitées. Les sources consultées ne précisent pas la composition des délégations du Niger, du Sénégal, de la Guinée ou du Nigeria.
Mahama plaide pour la lutte contre le terrorisme au Sahel
Dans son discours, John Dramani Mahama a appelé à renforcer la coopération internationale contre le terrorisme, en particulier dans l'espace de l'Alliance des États du Sahel (AES), rapporte GhanaWeb.
Il a salué la disposition de Moscou à reprendre des pourparlers tripartites sur la guerre en Ukraine. « Laissons ce sommet avec un engagement clair à agir et la détermination d'aller jusqu'au bout », a-t-il déclaré, selon une traduction de ses propos en anglais.
Les critiques autour du sommet
Le sommet s'est tenu sur fond de controverses. Africanews rappelle que des Africains auraient été recrutés de force pour combattre en Ukraine. Le Nigeria, le Kenya et l'Afrique du Sud ont exprimé leur inquiétude pour leurs ressortissants, et Amnesty International a dénoncé un recrutement « forcé et trompeur ».
La présence sécuritaire russe au Sahel reste aussi scrutée. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger se sont rapprochés de Moscou en prenant leurs distances avec la France. Bamako s'appuie sur des paramilitaires russes face aux groupes jihadistes.
La date du prochain sommet sera fixée ultérieurement, a indiqué Vladimir Poutine.
