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Togo-Russie : Rosatom et Lomé signent à Moscou un mémorandum sur le nucléaire civil

Par Ibrahime StevePublié le •Actualités•0 vues
sommet Russie-Afrique 2026
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Togo Rosatom nucléaire
4 min de lecture

Le Togo fait un premier pas officiel vers le nucléaire civil. Le 28 octobre 2026, en marge du 3e sommet Russie-Afrique qui se tient à Moscou jusqu'au 29 octobre, le ministère togolais de l'Énergie et le groupe public russe Rosatom ont signé un mémorandum de coopération sur les usages pacifiques de l'énergie atomique.

Le document a été paraphé par Alexeï Likhachev, directeur général de Rosatom, et par Robert Koffi Messan Eklo, ministre délégué chargé de l'Énergie, selon Bénin Web TV et La Nouvelle Tribune. La signature a aussi été annoncée par l'agence russe TASS et par le site spécialisé World Nuclear News.

Ce que contient le mémorandum

Le texte ne lance aucun chantier. Il crée des groupes de travail chargés d'évaluer des projets possibles, selon TASS et World Nuclear News :

  • des projets de production d'électricité d'origine nucléaire ;
  • des usages non énergétiques des technologies nucléaires ;
  • la formation de personnel qualifié dans le secteur ;
  • des actions pour favoriser l'acceptation du nucléaire par l'opinion togolaise.

Aucun site, aucun financement et aucun calendrier n'ont été annoncés. La Nouvelle Tribune souligne que le projet « ne se réalisera pas du jour au lendemain », et que les normes environnementales comme la formation de spécialistes restent à traiter.

Rosatom met en avant les centrales flottantes

Rosatom a déjà une piste en tête. « L'une des orientations prometteuses de la coopération est l'utilisation de centrales nucléaires flottantes pour un approvisionnement énergétique fiable et bas carbone », a déclaré Alexeï Likhachev, cité par TASS (traduction Splash Media). Selon La Nouvelle Tribune, le groupe russe propose des unités d'une puissance allant jusqu'à 100 mégawatts.

Le patron de Rosatom a aussi affirmé que « la signature du mémorandum ouvre un nouveau chapitre » dans les relations de son groupe avec le Togo, et que « les technologies nucléaires peuvent devenir un puissant moteur de développement socio-économique » pour le pays, toujours selon TASS. World Nuclear News précise que le mémorandum lui-même ne mentionne pas explicitement les unités flottantes.

Trois autres textes signés devant Faure Gnassingbé

Le Togo a signé trois autres textes à Moscou, en présence du président du Conseil, Faure Gnassingbé, rapporte Togo First :

  • un accord avec l'organisation Eurasia, qui couvre l'humanitaire, l'éducation, la recherche, la culture et le développement social, avec un projet de centres agricoles et de formation pratique pour la sécurité alimentaire ;
  • un accord avec Rossotroudnitchestvo, l'agence fédérale russe de coopération humanitaire, qui prévoit notamment des bourses pour des étudiants togolais dans les universités russes ;
  • un mémorandum entre la Commission nationale des droits de l'homme (CNDH) du Togo et le Médiateur russe des droits de l'homme.

Togo First ne précise ni les noms des signataires de ces textes ni leur contenu détaillé.

Un rapprochement Lomé-Moscou qui s'accélère

Ces signatures prolongent une séquence entamée à Lomé. Fin septembre 2026, les deux pays ont tenu la première session de leur commission mixte intergouvernementale, conclue le 1er octobre par un procès-verbal et un mémorandum sur le patrimoine culturel, selon Togo First. Une Maison russe est aussi en projet à Lomé.

Côté nucléaire, le terrain juridique a été préparé : le 9 juin 2026, l'Assemblée nationale togolaise a adopté quatre projets de loi sur la sûreté nucléaire, la gestion du combustible usé et des déchets radioactifs, ainsi que la notification et l'assistance en cas d'accident, rappelle Bénin Web TV. En septembre, à Londres, Faure Gnassingbé avait affirmé que « l'Afrique ne demande pas l'aumône en matière de technologie nucléaire », mais offre « un partenariat » et « un marché », selon World Nuclear News (traduction Splash Media).

Le Togo n'est pas le premier pays de la région à s'engager avec Rosatom. Le Burkina Faso a signé un premier mémorandum avec le groupe russe en octobre 2023, puis trois autres en juin 2024 sur la formation, les infrastructures et l'information du public, selon Rosatom. Splash Media avait présenté les enjeux du sommet Russie-Afrique de Moscou avant son ouverture.

Questions fréquentes

Le Togo va-t-il construire une centrale nucléaire ?

Pas à ce stade. Le mémorandum signé avec Rosatom ouvre seulement des études menées par des groupes de travail. Aucun site, financement ni calendrier n'a été annoncé.

Qu'est-ce qu'une centrale nucléaire flottante ?

C'est une unité de production d'électricité installée sur une structure flottante et amarrée près des côtes. Rosatom présente cette option comme une source d'énergie « fiable et bas carbone » et propose au Togo des unités allant jusqu'à 100 mégawatts, selon La Nouvelle Tribune.

Quels autres accords le Togo a-t-il signés à Moscou ?

Un accord avec l'organisation Eurasia, un accord avec l'agence Rossotroudnitchestvo (bourses, échanges culturels et scientifiques) et un mémorandum entre les institutions de défense des droits de l'homme des deux pays.

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